Nuuwai Graffe, vers de nouveaux horizons…

Nous sommes allés à la rencontre de Nuuwai Graffe qui a débuté il y a quelques semaines une formation au certificat de matelot pont (CMP) au centre des métiers de la mer de Polynésie française. Nous avons pu recueillir ses premières impressions et en savoir un peu plus sur ses motivations et ses objectifs.

Nuuwai Graffe est cuisinier de formation mais la conjoncture économique locale liée à la pandémie Covid l’a contraint à se réorienter. Curieux d’élargir son champ d’expériences professionnelles, il a débuté une formation au certificat matelot pont au centre des métiers de la mer de Polynésie française et c’est plutôt concluant.

Son objectif ? Devenir pourquoi pas capitaine – comme son père – et voir du pays. La possibilité de voyager est pour lui un des aspects les plus intéressants des métiers de la mer. La recherche d’un emploi stable a également pesé dans son choix de se réorienter professionnellement. Rencontre.

Parole à Nuuwai Graffe :

Ton parcours ?

« Je suis de Tahiti, mon père est de Teahupo’o, ma mère de Moorea. J’ai pas mal bougé, j’ai fait mes années de collège ici à Tahiti à Anne-Marie Javouhey, puis on est partis en Nouvelle-Calédonie où je suis allé au lycée hôtelier. Ensuite, je suis revenu à Tahiti pour ma dernière année au lycée hôtelier de Punaauia. Je suis arrivé à cette formation grâce à mon père qui est dans ce domaine. Il est capitaine de bateau et est devenu formateur. J’ai voulu suivre un peu son parcours. Ce n’était pas mon domaine du tout puisqu’à la base je suis cuisinier mais avec la situation sanitaire c’est très dur de trouver du travail. Donc je me suis lancé dans cette formation pour trouver un travail stable. »

Tes premières impressions ?

« On a commencé il y a deux semaines et franchement c’est pas mal, on apprend beaucoup de choses sur les manœuvres des bateaux et beaucoup de choses sur la navigation et la météo. Je suis venu un peu en curieux mais finalement c’est très intéressant. Cela commence à me plaire vraiment. »

Tes objectifs ?

« Pour l’instant, je vise le poste de matelot, de marin sur un bateau de commerce. Puis, petit à petit, j’aimerais monter les échelons pour devenir, pourquoi pas, capitaine comme mon père pour voyager dans le monde. J’ai été dans beaucoup d’endroits avec lui, grâce à lui. On a été en Nouvelle-Calédonie, on a fait les îles Loyauté sur un porte-containers, on a fait aussi les îles sous le vent, les Tuamotu…Dans le métier de marin, c’est ce qui m’intéresse, le voyage. C’est une autre expérience par rapport à la cuisine. Élargir son champ d’expériences professionnelles, c’est vraiment intéressant. J’ai envie de découvrir d’autres pays, d’autres cultures. C’est intéressant de vivre ça. Il y a des Polynésiens qui n’ont pas la chance de voyager alors qu’avec ce travail de marin, on a la chance de visiter d’autres pays. Pour moi, c’est une chance à saisir. »

Au niveau ambiance, comment cela se passe ?

« Il y a une bonne ambiance avec les copains dans la classe. On s’entend tous et, franchement, ce qui est important pour moi dans une formation c’est qu’il y ait une bonne entente avec tout le monde pour qu’on puisse se soutenir dans la bonne humeur. La formation ici 10 semaines. Après cette formation, je crois qu’on aura un an de navigation, ensuite on aura la possibilité de passer le brevet de capitaine 200 et ainsi de suite avec le BC 500 et 3000…Nous sommes motivés à faire ce travail. J’encourage tout le monde à venir ici se former. Il y a toujours besoin de marins. »




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