Edouard Vivish – BC 500 : « Aller le plus loin possible »

Nous sommes allés à la rencontre d’Edouard Vivish, 42 ans, qui suit actuellement la formation brevet capitaine 500 dispensée au centre des métiers de la mer de Polynésie française. Ce brevet lui permettra d’être capitaine sur de plus grosses embarcations qu’actuellement. Pour Edouard « Il faut aller le plus loin possible dans la vie (…), ce sont des rêves que l’on peut atteindre ».

Une formation au brevet de capitaine 500 se tient actuellement au centre des métiers de la mer de Polynésie française, à Fare Ute. Pour accéder à cette formation, il faut « être titulaire du brevet de capitaine 200 », « être reconnu apte à la navigation par un médecin », « être titulaire d’une attestation de natation » et « avoir un casier judiciaire vierge ».

Le BC 500 permet d’« être capitaine à bord d’un navire armé au commerce avec une jauge brute de 500 UMS (soit 200 tonneaux), d’une longueur de 45 mètres maximum et pouvant naviguer à 200 milles des côtes ».

Nous vous présentons Edouard Vivish, 42 ans, qui suit actuellement cette formation. Le capitanat a pour particularité de permettre aux capitaines de continuer à se former tout au long de leur carrière. Ainsi, ils peuvent alterner navigation et formation. Certains, comme Edouard Vivish, complètent leur formation maritime à la demande de leur employeur.

Parole à Edouard Vivish, 42 ans :

Ton parcours ?

« J’ai passé mon brevet de capitaine 200 au CMMPF en 2003. J’ai navigué ensuite un an puis je me suis arrêté quatre ans. J’ai fait autre chose, de l’artisanat, je me suis consacré à la religion… J’ai voulu ensuite revenir dans la marine marchande. J’ai été embarqué comme docker itinérant et matelot sur le Tavake Nui, un cargo, puis j’ai été mécanicien sur le Bahamas Star qui est aussi un navire de charge, puis j’ai été capitaine sur le Neptune, une petite vedette avec laquelle on fait du remorquage. Enfin, j’ai pu être second sur le Aito II, un remorqueur. »

Pourquoi as-tu repris le chemin de la formation ?

« J’ai repris le chemin de la formation en 2019 car mon BC 200 ne me permettait pas d’être capitaine sur un type de bateau comme le Aito II, c’est pour ça que j’ai voulu passer le BC 500, pour pouvoir arriver à un autre niveau. »

Comment s’est passé ce retour aux études ?

« Pas évident, il faut de la volonté. Mais, à 42 ans, c’était important pour moi de faire ce choix-là. J’ai donc focalisé toute mon énergie là-dessus. Il faut essayer d’aller le plus loin possible dans sa vie. Ce sont des rêves que l’on peut atteindre. Par rapport à ces six mois de formation, je suis passé par le biais de la société pour qui je travaille. On nous donne l’opportunité d’aller plus loin, tant mieux. »

Pourquoi les métiers de la mer ?

« Mon père était marin. Mon grand frère a commencé à naviguer à l’âge de 17 ans. Aujourd’hui, il est chef-mécano et capitaine d’armement. On peut dire que c’est de famille. J’ai fait huit mois d’armée, sous les drapeaux, j’ai connu des capitaines qui avaient le mal de mer alors qu’ils naviguaient depuis longtemps. Moi j’ai le mal de mer que si j’ai été à terre plus d’un mois et qu’il y a une grosse houle, après ça passe. Ce qui est sûr, c’est que j’aime la mer. »

Un dernier mot, un conseil ?

« Saisissez les opportunités qui s’offrent à vous ! C’est vrai que ce n’est pas évident car on peut être amené à partir des semaines ou des mois. Si vous aimez la mer, allez le plus loin possible dans ce domaine. Il faut bien discuter avec la famille pour expliquer comment cela se passe. »




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