BM 250 kW – Mike Brown « Donnez-vous à fond ! »

Mike Brown termine actuellement une formation au brevet de mécanicien 250 kW au centre des métiers de la mer de Polynésie française. Après avoir arrêté l’école relativement tôt, il a pu trouver une nouvelle opportunité de se former au centre des métiers de la mer, au CMMPF. La bonne nouvelle ? Et bien c’est qu’il aime ça et cela change tout !

Mike Brown a arrêté l’école relativement tôt, ce sont malheureusement des choses qui arrivent à de nombreux étudiants, pour diverses raisons. Après un passage au centre de formation professionnelle des adultes, le CFPA, il a pu apprendre l’existence du centre des métiers de la mer à travers le service de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle, le Sefi.

Il a pu ainsi débuter une formation au brevet de mécanicien 250 kW qui lui permettra de devenir « chef-mécanicien sur un navire de puissance propulsive inférieure ou égale à 250 kW ». Mais il ne compte pas s’arrêter là, une deuxième formation est déjà en ligne de mire…Rencontre.

Parole à Mike Brown :

Quelques mots sur ton parcours ?

« J’ai 26 ans. Je suis originaire de Tahiti. J’avais arrêté tôt l’école pour m’inscrire ensuite au CFPA (ndlr centre de formation professionnelle des adultes). Par la suite, j’ai fait quelques stages mais après, par l’intermédiaire du Sefi (ndlr service de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelle), j’ai connu le CMMPF. Actuellement, je suis en formation au brevet de mécanicien 250 kW. J’ai aussi de la famille dans ce domaine, mes oncles notamment, cela m’a donné envie de suivre leurs traces. »

Que peux-tu dire sur cette formation ?

« C’est une superbe formation, c’est ma première, elle dure un mois et une semaine. On a vraiment des formateurs expérimentés qui ont des diplômes vraiment élevés. Cela vaut le coup pour ceux qui n’ont pas été loin à l’école. C’est une chance de se rattraper que de venir au CMMPF. Après, c’est sûr qu’il faut en avoir envie, il faut aimer la mer. Tant que tu aimes ce que tu fais, tu pourras aller loin même s’il y a des efforts et des sacrifices à faire. L’ambiance est bonne avec les personnes qu’il y a au centre des métiers de la mer. »

Quel est ton programme ?

« Je finis le 250 kW début juillet et fin juillet je commencerai une autre formation, le certificat matelot pont (CMP). Cela va me permettre d’avoir encore plus de diplômes pour pouvoir travailler sur un navire. J’aurais un éventail plus large au niveau des perspectives. J’aimerais bien être chef-mécano voire second. En tous cas dans la mécanique. Le CMP, c’est plus complet et c’est aussi une porte ouverte à tous, peu importe le niveau scolaire. C’est vraiment accessible. Je souhaite naviguer en Polynésie, ça me suffit.

Un dernier mot, un message ?

« J’incite les jeunes qui ont eu une dure année scolaire, ceux qui ont arrêté tôt l’école, ceux qui aiment la mer, à aller là-bas, au CMMPF. Dans le monde maritime, il y a du travail. C’est juste qu’il faut compléter les formations et qu’il faut avoir envie. Pour ma part, ma formation est prise en charge par le CMMPF après attestation d’inscription au Sefi mais il y a des conditions et une liste d’attente pour rentrer. Ceux qui ont de la chance d’entrer dans cette école, je les incite à aller jusqu’au bout de leur formation. Si on ne va pas au bout, non seulement c’est dommage pour nous mais en plus on a privé quelqu’un d’une chance de réussir sa vie. Réfléchissez bien, puis donnez-vous à fond. »