Travail de rêve en vue pour Brice Richard

Déjà titulaire du brevet de capitaine 500, Brice Richard termine actuellement une formation au brevet de mécanicien 750 kW au CMMPF. Cette nouvelle formation lui permettra d’obtenir le travail dont il rêve depuis des années dans le yachting de luxe à Saint Barthélémy, dans les Caraïbes. Un bel exemple des nombreuses opportunités qu’offre le secteur des métiers de la mer.

Nous sommes allés à la rencontre de Brice Richard, 39 ans, actuellement en train de terminer une formation au brevet de mécanicien 750 kW au centre des métiers de la mer de Polynésie française. Cette formation est accessible à toute personne majeure titulaire d’un des brevets suivants : permis de conduire les moteurs marins (250 kw) ou brevet de mécanicien 250 kW.

Brice Richard a déjà exercé en tant que marin ou capitaine et suivi ses formations dans divers départements et Pays d’Outremer : Réunion, Martinique, sud de la métropole…Il enchaine expériences professionnelles et formations depuis qu’il est entré dans la vie active. Une opportunité intéressante l’a poussé à faire cette formation qui lui permettra d’obtenir le travail de ses rêves puisqu’il a déjà une promesse d’embauche. Rencontre avec un passionné de la mer.

Parole à Brice Richard :

Qu’est-ce qui t’a poussé à passer cette formation au CMMPF ?

« En tant que capitaine, on n’a pas toujours des mécaniciens à bord, selon la taille des bateaux, donc c’est le capitaine qui est responsable de tout le navire. Si on a des avaries au niveau moteur, électrique ou hydraulique, il faut bien se débrouiller pour réparer tout ça. Cela m’a amené à cette formation. On a une formation de base en tant que capitaine 200, mais elle est assez limitée au niveau mécanique. Là cela permet d’avoir une connaissance plus étendue et même de pouvoir devenir chef-mécanicien avec une puissance limitée à 750 kW pour l’instant. »

Comment se passe la formation ?

« La formation se passe plutôt très bien, il y a un bon planning, une bonne organisation, il y a tout le matériel qu’il faut. Les formateurs sont des gens qui ont été chef-mécaniciens sur des bateaux plus importants et qui du coup savent de quoi ils parlent et peuvent nous renseigner sur tout ce que l’on peut rencontrer comme problèmes en mer, avec leurs histoires personnelles. Ce ne sont pas que des professeurs, ce sont d’anciens chef-mécaniciens. »

Pas trop technique ?

« C’est comme tout, il faut s’y mettre ! Comme je le disais, nous avons une formation de base pour accéder à cette formation, c’est juste que là c’est plus poussé. Il n’y a pas que de la mécanique, il y a de l’hydraulique, tous les systèmes de réfrigération, ce qui correspond à des études physiques, mathématiques, on va faire aussi de la soudure dans les ateliers etc… Ce n’est pas juste de la mécanique moteur bateau. »

Cela va t’ouvrir quelles perspectives ?

« Il y a beaucoup d’armateurs qui demandent à ce que l’on ait la double-casquette de capitaine et de chef-mécanicien, c’est ce qu’il m’arrive actuellement. Cela permet par ailleurs d’être second mécanicien sur de gros bateaux, voire chef-mécanicien si la puissance du moteur principal est limitée à 750 kW. Pour ce que je vais faire, j’avais besoin d’avoir les deux, le brevet de capitaine et ce brevet de mécanicien 750 kW, pour pouvoir accéder à ce poste. Cela ouvre sur beaucoup de choses. J’ai accepté une promesse d’embarquement, je commence en octobre. C’est assez gratifiant et motivant pour la suite. »

Pourquoi les métiers de la mer ?

« Ce qui me plaît c’est de travailler en mer. J’aime aussi être dans l’eau, je pratique beaucoup l’apnée. Du coup, c’est bien d’allier passion et travail. Dans le secteur du yachting, je pourrai aussi être amené à accompagner des gens dans l’eau et ainsi partager ma passion pour la mer. Pour l’instant, je suis célibataire et sans enfant, je vais donc là où les opportunités de travail me mènent, là où j’ai envie aussi d’aller par rapport à ma passion pour l’apnée. »