Thibault Casabianca « Je n’ai pas de limite »

Capitaine de skipper, Thibault Casabianca, 28 ans, veut « ouvrir de nouvelles portes ». Pourquoi ne pas intégrer le Port Autonome de Papeete, travailler sur des bateaux de commerce ? Il est aujourd’hui skipper sur un bateau de croisière. Il est inscrit au BC 500, le Brevet capitaine 500.

En 2012, Thibault Casabianca a suivi une première formation pour travailler sur un bateau de pêche professionnelle. « C’était un bateau néo-zélandais utilisé pour de la pêche sportive. Je suis allé dans tout le Pacifique. J’aime cet océan, il y a beaucoup de choses à y découvrir, ce n’est encore pas très développé, il y a de formidables opportunités. »

Plus de responsabilités

En 2015, il a passé le BC 200 (brevet capitaine 200). Cette année, il veut obtenir le BC 500. « Une formation intéressante, plus approfondie que le BC 200, qui me permettra d’avoir plus de responsabilités. »
Il explique : « On a des temps de cours sur les droits et les devoirs notamment. Il y a des systèmes de double équipage qui se mettent en place dans les sociétés. On a plus de temps à terre, ce qui est plus conciliable avec une vie de famille. Le fait d’étudier la
réglementation nous permet de faire valoir nos droits ensuite dans le milieu professionnel. »
Il y a aussi des temps de repos réglementaire à respecter « et à faire respecter. Surtout qu’un employé mieux reposé, c’est un employé plus efficace ».

« J’ai tout payé de ma poche »

Pour pouvoir suivre la formation BC 500, Thibault Casabianca doit continuer à travailler. « Je suis skipper sur un bateau de croisière le week-end. Je ne peux pas me permettre d’arrêter car c’est moi qui finance tout. J’ai tout payé de ma poche. Mais ça va, je suis jeune, j’ai encore assez d’énergie pour ça, et quand on veut, on peut non ? »
Et ensuite ? « Je n’ai pas de limite. J’irai jusqu’où le destin m’emmènera. J’aime la mer et tout ce qui touche à la mer. Dans ce milieu, plus tu t’intéresses et plus tu as envie d’apprendre. Tu n’arrêtes jamais d’apprendre. » D’après Thibault Casabianca, « l’océan est tellement vaste, chaque navigation est différente. »