Monoihere Martinez : « Je veux devenir capitaine de potimarara »

Il pêche depuis qu’il a 7 ou 8 ans. Monoihere Martinez a maintenant 33 ans et, pour prendre la relève de son père, capitaine de potimarara, il doit se former. Il s’apprête à valider son certificat d’initiation nautique option pêche (CIN – pêche). Une formation qu’il lui donne envie d’aller plus loin.

« Avant, quand j’étais petit, qu’on allait à Tetiaroa, il suffisait que je mette un peu d’appâts à l’eau pour que les poissons arrivent par centaine. On avait ce qu’on voulait. Maintenant, j’en mets, il n’y a plus un seul poisson, seulement quelques requins. »

Monoihere Martinez pêche avec son père depuis qu’il est enfant, cela fait donc 25 ans qu’il est sur l’eau. Il aime y être. Il part avec son père, capitaine de potimarara. « Mais mon père vieillit, et il ne pourra pas toujours être là, pour pouvoir le remplacer un jour, je dois me former. »

Il est diplômé d’un Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Il sait attraper des thons, des bonites, des espadons ou bien encore des mahi mahi au moulinet, au harpon, au potio. Mais il lui manque, notamment, tout l’aspect réglementaire. « C’est important maintenant. » La formation CIN – pêche, lui a apporté des connaissances.
« Il faut savoir tout faire quand tu es à bord, parce qu’en pleine mer, il n’y a pas de dépanneuse ou de sauveteur. Il a donc suivi avec intérêt toute la partie mécanique et premiers secours. « C’est vraiment complet cette formation. On a aussi eu des cours sur le tracer sur la carte et autres. On a eu de la théorie et de la pratique, on est allé en mer, on a manipulé des moteurs.»

Pour Monoihere Martinez, la formation a « ouvert des portes. Si je peux aller plus loin et assister à d’autres formations, j’irai. C’est l’avenir. Il y a du travail dans le secteur, au quai des pêcheurs ou bien sur les thoniers ».