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Le secrétaire d’Etat Hervé Berville en visite au CMMPF

Le centre des métiers de la mer de Polynésie française a reçu lundi matin la visite du secrétaire d’Etat auprès de la Première ministre, chargé de la mer Hervé Berville, accompagné du Haut-Commissaire Eric Spitz, du Ministre des ressources primaires Taivini Teai ou encore du député Tematai Le Gayic. Cette visite a été un moment d’échange convivial au sujet des problématiques des formations aux métiers de la mer, cruciales pour l’avenir de la Polynésie.

Lundi matin, le secrétaire d’Etat chargé de la mer Hervé Berville s’est rendu au centre des métiers de la mer de Polynésie française ainsi qu’au service des affaires maritimes adjacent. Cette visite lui a permis d’échanger avec le personnel des deux établissements et de visiter leurs locaux. Les enjeux liés aux formations aux métiers de la mer sont cruciaux pour l’avenir de notre Fenua et cette visite était une opportunité pour conforter le nouvel élan souhaité par les pouvoirs publics par rapport à cette filière.

En effet, le centre des métiers de la mer va déménager début 2024 pour des locaux beaucoup plus grands, à Arue, et proposera également de l’hébergement sur place pour les stagiaires ne résidant pas à Tahiti. Mr Hervé Berville a également échangé avec des jeunes et moins jeunes en formation actuellement au centre des métiers de la mer au sujet des problématiques qu’ils rencontrent. Il a de plus félicité et encouragé les étudiants à poursuivre dans cette voie proposant de nombreux débouchés.

Parole à Heifara Trafton, directeur du CMMPF :

Vos premières impressions suite à cette rencontre ?

« J’en retire vraiment un sentiment positif parce que l’Etat, comme la Polynésie française, nous accompagnent depuis de nombreuses années, et là on a la chance d’avoir un secrétaire d’Etat qui est à l’écoute et qui va porter haut nos dossiers, nos demandes et nos problématiques aussi. »

Quelles sont vos attentes ?

« Concrètement, c’est un accompagnement un peu plus important au niveau du financement peut-être. La Polynésie française nous accompagne vraiment à travers les élus, l’assemblée, le gouvernement, depuis de nombreuses années en nous donnant des moyens très importants. J’entends également que l’Etat souhaite participer d’une manière financière et faciliter le recrutement, c’est à ce niveau qu’on a beaucoup de difficultés. »

Pour quelles raisons ?

« Les raisons sont multiples, on a d’abord un statut du formateur qui est assez compliqué, on a aussi des difficultés salariales parce qu’en passant du métier de capitaine à celui de formateur, on a bien sûr un niveau salarial qui n’est pas le même dans la fonction publique par rapport au privé. En revanche, il est nécessaire de nuancer aussi car le métier de capitaine et celui de formateur appartiennent à deux catégories de métiers différents, avec donc des salaires différents. La grosse difficulté, c’est par rapport au statut qui pourrait évoluer grâce au gouvernement avec qui j’ai eu un entretien constructif en ce sens. »

Quels changements seront apportés ?

« On demande aujourd’hui à un formateur d’avoir au moins cinq ans de temps de navigation, d’expérience, l’évolution envisagée serait de faire bouger ce curseur à deux ans pour avoir plus de jeunes. Cinq ans, c’est beaucoup de temps et on est parfois limités par des gens qui veulent intégrer l’école mais qui n’ont que trois à quatre ans d’expérience. L’idée, c’est déjà de faire bouger ce curseur. Une autre piste serait de revaloriser les salaires, ce serait l’idéal, mais cela sera difficile car il y a les contraintes de la fonction publique. »

Ce n’est pas un frustrant de recevoir Mr le secrétaire d’Etat dans les locaux actuels et pas dans les nouveaux ?

« Oui et non. Oui, parce que bien sûr on a des nouveaux locaux qui n’ont rien à voir avec les locaux actuels mais non parce que c’est montrer que depuis cinquante ans on a réussi à former beaucoup de monde, des dizaines, des centaines de capitaines, de matelots dans ces conditions. C’est aussi montrer que malgré les difficultés, on a réussi à le faire. Cela veut dire qu’on pourra faire encore mieux grâce à ces nouveaux locaux. »