Shirley Puth veut devenir capitaine de yacht

Shirley Puth poursuit actuellement son cursus de formation au centre des métiers de la mer de Polynésie française (CMMPF) dont une partie se déroule au groupement des établissements de Polynésie pour la formation continue, le GREPFOC. Son rêve ? Devenir capitaine de yacht. « Les femmes ont aussi leur place. Parfois, elles font un meilleur travail que les hommes. Il ne faut pas avoir peur, il faut se battre…». Rencontre.

Pourquoi t’es-tu intéressée à cette formation ?

« Cette formation « officier chef de quart de passerelle » (OCQP) est dans la continuité de ce que l’on a commencé. On est tous là dans le but d’être capitaine. L’OCQP est un diplôme qui se situe avant les deux derniers diplômes, c’est une étape. J’ai toujours grandi avec des bateaux. Mon père a toujours eu des bateaux. J’aime bien tout ce qui touche à la plaisance. Je préfère être en mer qu’à terre. »

Vers quel secteur te diriges-tu ?

« Vers le domaine du yachting. Je ne travaille que sur les super-yachts, tout ce qui est privé ou charter. Dans la classe, on est tous sur des milieux différents. Beaucoup sont issus de formation maritime au commerce. Je suis la seule à être sur le yachting, un milieu complètement différent de celui du commerce. C’est un milieu qui est adapté à ma personnalité parce qu’on rencontre des gens, on voyage. Etre payée pour voyager, pour découvrir, pour moi c’est un travail de rêve. Il faut aimer bouger et être très ouvert. »

Il y a des opportunités en Polynésie à ton sens ?

« Si tu parles bien anglais, oui, je pense que l’on peut travailler dans ce domaine. Il y a une saison pour ça ici, de mai à octobre mais il y a toujours des yachts qui viennent même si ce n’est pas la saison car la Polynésie est une destination de rêve. On peut les voir en ville. Mais je pense que les opportunités qui se présentent nous amènent à partir de Polynésie. » 

Il y a plus d’hommes que de femmes ?

« On est que deux femmes dans notre classe. C’est vrai que c’est plus un métier d’homme mais les femmes ont aussi leur place. Parfois, elles font un meilleur travail que les hommes. Il ne faut pas avoir peur, il faut se battre. Il faut peut-être avoir un certain caractère mais c’est accessible à tous, si on le veut vraiment. »

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