Quand le jeu Transpac Tahiti se conjugue avec cours de météo au CMMPF

Les étudiants de la classe de CIN pêche au CMMPF, qui participent à la course Transpac Tahiti sur Virtual Regatta depuis 8 jours, ont reçu au CMMPF un vrai régatier de course au large, venu partager son analyse de la carte météo pour mieux appréhender la dernière partie du parcours de la course.

La team des élèves du CMMPF actuellement dans la course Transpac Tahiti est restée assez homogène et ils sont tous à quelques heures de passer l’équateur, la zone dite du « pot au noir », qui est généralement synonyme de vents et de courants instables en direction et en force.  Dans ce contexte, un navigateur du Fenua, Benoit Parnaudeau, qui a à son palmarès un Vendée Globe, une transat Jacques Vabre entre autres, est venu leur parler de son expérience de la course au large, et leur donner quelques conseils sur la dernière partie du parcours, de l’équateur jusqu’à Tahiti. Il était question d’analyser la carte météo et les dépressions en place sur la zone, les systèmes de vent entre les fronts froids et fronts chauds.  L’idée, leur dit-il, est d’évaluer le vent sur le parcours pour se positionner au mieux afin d’arriver sur le waypoint de Mataiva, le plus à l’Est possible. Si vous arrivez à l’Ouest, vous vous rallongerez la route car vous serez face aux vents dominants. Or, c’est une course de vitesse, il faut que vous évitiez de naviguer face au vent, et aussi de naviguer trop vent arrière, car ce type de bateau de 100’ avance plus vite s’il gite un peu et si vous arrivez à ouvrir un peu les voiles.

Leur professeur exprimait quant à elle sa satisfaction de voir que ses élèves, avec ce jeu – cette course sur une longue distance – se questionnent sur où ils sont, où ils vont et ce qui se passe autour. « Au niveau de l’apprentissage des marins à la pêche, ce jeu permet de développer des compétences dans la compréhension et l’analyse de la situation météorologique. Ils doivent réfléchir à leur route pour trouver le meilleur compromis cap/vitesse sur l’ensemble du parcours. Ce jeu est un bon simulateur pour appréhender la navigation hauturière. »

Il reste à peine deux ou 3 jours de course pour les premiers, mais rien n’est encore joué, le passage de l’équateur et la dernière ligne droite vers Tahiti peuvent encore changer le classement, et gageons que les conseils prodigués par ce marin expérimenté, leur seront bien utiles.

Le Vice-président Teva Rohfritsch, Président du Conseil d’administration du CMMPF, souhaite une bonne course aux élèves et aux compétiteurs.

Parole à Marco Paia, élève du CIN pêche ( et en course sous le pseudo Oracle 987) :

Comment se passe ta course ? On m’a dit que sur les 3 derniers jours tu avais fait une remontée fulgurante dans le classement de la course.

« Oui, c’est de la sorcellerie ! je me suis vraiment pris dans le jeu de cette course, et même le week-end à la maison, je me connecte pour faire avancer mon bateau ! Au début, c’était juste un jeu, puis c’est devenu une vraie compétition avec les collègues de la classe et du CMMPF, comme ceux du BCPL. On est reconnaissant envers notre professeure de nous avoir proposé cette course virtuelle. C’est vraiment un plus dans la formation, on a appris à faire attention aux vents, aux courants marins, à essayer d’anticiper la météo pour mieux se placer.»

Parole à Kahaya , élève du CIN pêche( et en course sous le pseudo KahMJ) :

« Au début, je n’avais jamais joué sur Virtual Regatta, et en fait, c’est un jeu mais un apprentissage aussi, surtout pour le vent, le courant, la météo, on doit se projeter et essayer d’analyser la météo pour anticiper. Je pense que dans la vraie vie, quand je naviguerai, je vais plus faire attention à la météo et où je me positionne par rapport au vent.»