Le « Module 6 », pour la pêche professionnelle

Jonathan Constans, formateur du centre des métiers de la mer de Polynésie française, vient d’assurer une semaine de formation « Module 6 », un brevet nécessaire à toute personne qui souhaite obtenir une licence de pêche professionnelle.

Nous avons pu nous rendre au centre des métiers de la mer de Polynésie française (CCMPF) où s’est déroulée la semaine dernière une formation « Module 6 » menée par Jonathan Constans. Cette formation dure 52 heures et est proposée trois à quatre fois par an, en fonction de la demande.
Cette formation fait partie de ce qui est nécessaire pour obtenir une licence de pêche professionnelle. Elle sert également à obtenir des équivalences de brevet dans le cas où ces derniers ne soient plus valides.

D’autres formations à la pêche plus longues (de 1,5 à 6,5 mois), sont proposées au CCMPF : le certificat d’initiation nautique « pêche », le certificat de patron lagonaire « pêche et cultures marines », le brevet de capitaine de pêche côtière ou encore le brevet de capitaine de pêche au large.

Parole à Jonathan Constans, formateur au CMMPF :

Comment se déroule la formation ?

« En une semaine, on voit tout ce qui parle du traitement, de la conservation du poisson et de l’hygiène. Il y a une partie comptabilité, gestion d’une petite entreprise de pêche et surtout une partie réglementation des pêches. Les techniques règlementées, autorisées, les espèces protégées, les espèces interdites et tout ce qui concerne la partie PGEM (plan de gestion de l’espace maritime). Tout ce qu’il faut savoir pour devenir pêcheur professionnel. »

Quels sont les profils de vos stagiaires ?

« Actuellement, on fait des formations pour des externes. Des capitaines de pêche qui viennent pour des équivalences de brevet. Ce sont des capitaines qui ont des anciens brevets qui ne sont plus valides actuellement. J’ai d’autres stagiaires qui souhaiteraient devenir professionnels, qui vont demander des licences de pêche et qui ont besoin de ce module pour compléter leur qualification. »

Quel est le degré de difficulté ?

« Ce n’est pas compliqué, c’est accessible à tout le monde. Par contre, il y a une petite partie où on doit faire quelques calculs. On propose un module de pêche côtière, donc plutôt pour des poti marara et des bonitiers mais on a aussi des capitaines de thoniers qui sont à cette formation pour des demandes d’équivalence. On adapte nos formations en fonction des candidats que l’on reçoit. »

C’est un métier qui a du potentiel en Polynésie ?

« Oui, la filière pêche, surtout la pêche hauturière, fait partie des plans pour l’avenir de l’économie en Polynésie. On est sur une petite île, notre énorme zone économique est un potentiel. J’adresserai un message à tous ceux qui veulent devenir pêcheur professionnel. Il faut passer par la direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM), par le CMMPF pour voir les formations que l’on propose. Il y du boulot pour tout le monde mais il faut se donner un peu de mal. Venez au centre vous former et vous pourrez devenir pêcheur. »




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