Haumoe Reid : « Je compte bien continuer jusqu’à devenir chef-mécanicien »

Le centre des métiers de la mer de Polynésie française (CMMPF) propose actuellement une formation au brevet de mécanicien 750 kw. Virginie Guillier, premier maitre de recrutement de la Marine Nationale à Saint-Brieux, est intervenue auprès des stagiaires.

Virginie Guillier est dans la Marine Nationale depuis 19 ans, elle est en mission en Polynésie pour quatre mois. Son but est « d’informer les jeunes et leur donner les clés pour un futur engagement dans la marine nationale. »

Parole à Virginie Guillier :

Comment décrire cette formation BM 750 kw ?
« Cette formation tourne autour de tout ce qui est mise en œuvre et maintenance des équipements de propulsion. Ce n’est qu’une des nombreuses spécialités existantes. Il y a tout ce qui est production d’eau, d’électricité, de froid. On va avoir aussi la partie hydraulique et tout ce qui est pneumatique, dans le but d’armer nos bateaux mais pas seulement, car il y a des postes à terre en base navale. Peu importe le cursus de chacun, on va revoir l’ensemble des notions. »

Pas trop dur techniquement ?
« Il faudrait leur demander ! En fait, on a des écoles avec des professionnels qui donnent aux élèves les compétences qui vont leur permettre de se former. Ce qui est bien dans la Marine Nationale, c’est qu’il y a un travail de compagnonnage, ils ne partiront jamais seuls, il y aura toujours un tuteur qui sera là pour les aiguiller sur le terrain. C’est vraiment propre aux armées. Ils auront des fiches de tâche et ils devront acquérir des compétences au fur et à mesure. »

Que diriez-vous à un jeune intéressé par la Marine Nationale ?
« On s’engage ici pour partir en métropole se former, avec ensuite une affectation à la clé. Quand on a vingt ans, je parle de mon expérience personnelle, et qu’on n’a jamais quitté la Bretagne, qu’on se retrouve à partir au Sénégal pour deux ans, c’est une expérience qui est riche. A vingt ans, acquérir un métier et voir tout ça dans le civil, ce n’était pas faisable pour moi à l’époque. Il y a aussi la camaraderie, l’esprit de cohésion qui est propre à la Marine Nationale. »

Haumoe Reid, stagiaire :

Qu’est ce qui t’a poussé à participer ?
« J’aime bien la mécanique. Je veux montrer que l’on peut devenir chef même en étant assez jeune. Je sors d’un bac pro en infographie mais j’ai voulu me tourner vers la mécanique pour suivre les pas de mon père qui est dans le domaine maritime depuis tout jeune. J’essaye de suivre ses pas. Je me sens plus à l’aise sur le terrain que dans un bureau. »

Pas trop difficile ?
« C’est très intéressant, très enrichissant. Ce n’est pas difficile, tout ce qu’il faut c’est pratiquer et se mettre à fond dedans. Cela demande de la concentration. Il faut aimer ça, aimer la mécanique, il faut aimer être en mer. Les formations sont là pour nous aider à acquérir de l’expérience, pour nous aider à gravir les échelons. Pour ma part, je compte bien continuer jusqu’à devenir chef-mécanicien. »